dzanga_sangha-impact

 

  • Déplacements : Initialement, le parc et la réserve ont été conçus pour éviter le déplacement de villages. Cependant, selon Woodburne (2009:22-23) et Schmidt-Soltau (2009), certaines communautés locales et populations autochtones ont été déplacées lors de la création du Complexe d’aires protégées de Dzanga-Sangha.
  • Moyens de subsistance : Les communautés locales et les populations autochtones ont accès aux ressources naturelles de la réserve à des fins de consommation, mais pas à des fins commerciales. Par ailleurs, la chasse traditionnelle est autorisée dans l’ensemble de la réserve (MEFCP 2011: 65). Selon une étude de cas réalisée par le WWF (2013:15), les Bakas ont été affectés par la limitation de leurs territoires de chasse traditionnels du fait de la présence à proximité du Parc national de Dzanga-Ndoki. Les habitants de la zone affirment que les terres dédiées à leur subsistance ont été utilisées à d’autres fins et cette situation, en plus de nouvelles règles en matière de chasse, leur donne l’impression « de s’appauvrir et de voir leurs droits fragilisés » (Nelson 2008). Des recherches ont trouve que la santé des Bayaka de Dzanga-Sangha décline rapidement, principalement dû à la malnutrition et aux mesures punitives que les écogardes emploient contre le pochage (Hardin et al, 2014). Ils sont forcés à chercher leur alimentation dans le parc en raison de la chasse excessive qui prend place dans le reste du complexe d’aires protégées (Mogba and Freudenberger, 1998: 131).
  • Conflits : Aucune information disponible.
  • Violations des droits de l’homme : Il a été fait mention de cas de violations des droits de l’homme par les écogardes, qui aggressent les villageois et leur confisquent leurs biens, même quand ils chassent légalement (Woodburne 2009:20Survival International, 2018Hodgkinson 2009:233, Amougou and Woodburne 2014:108). Des écogardes et des porteurs Bayaka ont confirmé une discrimination généralisée contre les Bayaka (Woodburne, 2012:170).
  • Activités génératrices de revenus : Selon le site internet du WWF, 40 % des recettes du parc sont distribués aux « communautés locales, afin de promouvoir des projets de développement rural basés sur l’utilisation durable des ressources naturelles ». Le WWF a lancé un projet d’accoutumance aux gorilles qui a employé près de 50 pisteurs bakas en 2013 (WWF 2013: 16). On observe également des embauches à des postes d’éco-gardes ou auprès des touristes. Ces postes sont très valorisés par les Bakas (Woodburne 2009: 11). Cependant, une critique récurrente concernant ces emplois leur reproche d’être parmi les moins bien payés et de ne pas proposer de contrats, entraînant ainsi une faible sécurité de l’emploi et réduisant les revenus. De plus, seules quelques femmes bakas ont été recrutées dans le cadre du projet (Woodburne 2009: 11).
  • Présence de populations autochtones : Des Bakas sont présents dans et autour de la Réserve.
  • Consultation préalable : Le consentement des Bakas n’a pas été recherché avant la création de la réserve (Woodburne 2009: 18).
  • Participation et consultation : Des procédures de consultation ont été effectuées par la GTZ après la création de l’aire protégée. Cependant, les Bakas ont le sentiment de n’avoir pas été assez consultés et par conséquent de n’avoir aucun contrôle sur les activités touristiques, et ce même dans les cas où ils constituent les principales attractions (Yanggen et al, 2010). Même si le Code forestier prévoit l’exercice d’une gestion participative par un comité composé de représentants des parties intéressées, parmi lesquelles les populations autochtones, les réunions souffrent d’une faible participation de la part des représentants des communautés. Les populations locales ont l’impression que leur opinion n’est pas prise en compte dans le processus décisionnel (Woodburne 2009: 11).  De 2012 à 2015, le WWF a mis en place la « Dzanga-Sangha Youth Initiative », dont le but est de renforcer l’identité des populations autochtones et de développer la participation de la part des populations locales (WWF 2013: 9,16).